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Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la santé mentale.

Il s'agit d'un concept assez récent qui fait référence au bon fonctionnement psychologique, émotionnel et comportemental des individus.

En conjonction avec la santé physique, elle est absolument essentielle pour être en capacité de réaliser des projets individuels et collectifs et, en somme, mener une vie satisfaisante et épanouie.

 

 

Bien que la santé mentale ne se réduise pas à l'absence de maladie, elle représente aujourd'hui surtout les moyens mis en oeuvre pour faire face aux troubles mentaux qui touchent les populations dans des proportions parfois épidémiques.

Une analyse récente a montré que plus d'un Européen sur trois est touché par une pathologie liée au cerveau ou à la psyché.

 

 

Les troubles les plus fréquents sont l'anxiété (14%), l'insomnie (7%) et la dépression grave (6,9%). Suivent ensuite les troubles psychosomatiques, la dépendance à l'alcool et aux drogues ou encore les troubles de l'attention avec hyperactivité.

 

 

Le problème est que, parmi ce tiers d'Européens touchés, seulement un tiers est traité. Pourquoi celles-ci ne sont-elles pas prises en charge ?

Et bien parce que les troubles mentaux sont bien plus insidieux que leurs cousins somatiques :

  • Les symptômes ne sont pas si évidents ce qui fait qu'une personne anxieuse ou dépressive n'en est pas nécessairement consciente et ignore que son état est problématique ;
  • Un retard du système de santé pour les diagnostiquer ;
  • La honte et les tabous associés à ces troubles.

 

 

Malgré tout, ces tabous s'effacent peu à peu. Il n'est pas rare aujourd'hui d'entendre une célébrité s'exprimer sur son combat contre la dépression, comme on a l'habitude d'en entendre une autre parler de sa lutte contre le cancer.

 

Cette évolution se vérifie particulièrement outre-Atlantique, où même des rappeurs, archétypes de la virilité, se confient sur leurs vulnérabilités et admettent les bienfaits de la psychothérapie.

 

 

Dans un entretien accordé l'année dernière à CNN, Jay‑Z regrettait les préjugés liés à la santé mentale et déclarait que des "psychologues devraient être dans les écoles".

 

Chaque époque apporte son lot de défis en termes de santé mentale et la nôtre en est ô combien pourvue.

 

 

Numérique, solitude, médias sociaux, individualisme, culte de la performance, accélération du temps, éco-anxiété : les troubles de santé mentale vont continuer à se développer.

 

Alors, comment réagir ? Comme pour tout problème, la mise en place d'une solution pertinente et efficace passe par une prise de conscience dudit problème et l'acceptation de son existence.

 

Je crois, qu'aujourd'hui en France, on n'est pas encore tout à fait au point sur ces deux pré-requis. D'où l'importance d'initiatives de sensibilisation et d'en parler autour de soi.

 

Bonne fin de semaine !

 

Charles

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