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Deux actualités, qui peuvent sembler anodines, ont ponctué le début de cette semaine et nous livrent leur lot d'enseignements. Je voulais rapidement revenir dessus :

 

1. Mardi, à Paris, un chauffeur de bus touristique a tué un automobiliste suite à une dispute.

 

 

On avait déjà vu des engueulades, parfois des bagarres. Voilà que l'on a commencé à tuer. Cette tragédie illustre bien à quel point la circulation dans les grandes villes est devenue une source de stress majeur et un enjeu de santé émotionnelle et mentale. Ce problème devrait toutefois disparaître dans quelques années quand les voitures seront autonomes et pilotées par des intelligences artificielles. Une solution plus radicale et plus écologique mais politiquement plus risquée : réduire le nombre de véhicules autorisés à circuler à l'intérieur des grandes villes.

 

 

2. Mardi aussi, General Electric a annoncé la suppression de plus de 1000 emplois dans les usines qui appartenaient à la branche énergie d'Alstom, rachetée par GE en 2015 dans des conditions plus que douteuses. L'excellent documentaire "Alstom : une affaire d'État ?", diffusé sur LCP en 2017, révèle les tenants complètement dingues de cette transaction. A voir absolument. General Electric s'était alors engagé à ne pas supprimer d'emplois. De plus, Emmanuel Macron, qui était à l'époque Ministre de l'Economie, avait piloté ce rachat et, comme le montre cette vidéo de France Info, était venu à Belfort pour rassurer les salariés sur leur avenir. Bullshit.

 

 

Deux moralités : (1) impuissants face aux multinationales, les états deviennent des facilitateurs de l'économie de marché et (2) ne jamais prendre pour argent comptant les promesses des hommes politiques et des grandes entreprises qui obéissent à des logiques d'intérêt. On le savait déjà mais ça ne fait jamais de mal de le rappeler.

 

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