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Bonjour tout le monde,

 

J'aimerais partager avec vous quelques mots qui m'ont touché.

 

Mais, avant ça, il faut que je vous plante un peu le décor.

 

Vous le savez peut-être, cette année marque le 150ème anniversaire de la Commune de Paris.

 

A cette occasion, ARTE diffusera demain soir un documentaire d'ores et déjà disponible sur son site web : Les Damnés de la Commune.

 

Ce documentaire se base sur la BD du même nom que l'auteur, Raphaël Meyssan, a réalisée à partir de gravures de l'époque.

 

 

Le tout donne un film animé très réaliste qui nous plonge dans les différentes étapes de la Commune de Paris.

 

 

J'y ai notamment appris que la guerre que Napoléon III avait déclarée à la Prusse n'était qu'un moyen de détourner l'attention d'un peuple qui commençait à grogner un peu trop fort à cause des inégalités et de la dureté de la vie.

 

Ca vous rappelle quelque chose ?

 

 

Je ne vais pas vous faire toute l'histoire mais l'armée de Napoléon a été mise en déroute par l'armée prussienne et c'est là que les choses ont commencé à tourner au vinaigre.

 

Bref, j'en viens aux mots touchants dont je voulais vous parler : à un moment donné, des élections sont organisées pour donner à Paris un gouvernement légitime.

 

Le documentaire s'arrête alors sur l'affiche qui a été collée dans les rues de Paris pour informer les Parisien-ne‑s de cette élection.

 

 

La voix off lit alors la deuxième partie, celle qui est la plus intéressante :

 

« Citoyens,

 

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux.

 

Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables.

 

Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel. — Évitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère.

 

Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du Peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. — Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux ci de se présenter.

 

Nous sommes convaincus que, si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considéreront jamais comme vos maîtres. »

 

Touchants, non ? Et terriblement actuels, aussi.

 

Bonne semaine !

 

Charles

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