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J'aimerais partager avec vous les résultats surprenants d'une étude dont j'ai pris connaissance il y a quelques jours. Celle-ci porte sur ce que l'on appelle l' « honnêteté civique » et a été publiée dans la revue Science au mois de juin dernier.

 

 

Pendant 3 ans, dans 40 pays à travers le monde, une équipe d’économistes a « égaré » plus de 17 000 portefeuilles contenant diverses sommes, puis a mesuré combien d’entre eux ont été rapportés à leur propriétaire.

 

 

Premièrement, les résultats sont intéressants parce qu'ils montrent comment les contextes culturels et économiques déterminent les comportements : dans les pays nordiques, on aura beaucoup plus tendance à rendre les portefeuilles à leurs propriétaires qu'en Chine ou au Maroc.

Par ailleurs, les différences de taux de retour entre les pays sont corrélées à d’autres indicateurs de l’honnêteté, tels que les degrés de corruption et d’évasion fiscale.

 

Deuxièmement, à la grande surprise des chercheurs, l'étude montre que plus les portefeuilles contenaient d'argent, plus les personnes qui les ont recueillis ont eu tendance à le rendre.

 

 

Selon les chercheurs, les généreux rapporteurs seraient motivés par une combinaison d’altruisme et de désagrément à l’idée d’être malhonnête : plus il y a d’argent dans un portefeuille, plus nous avons l’impression d’être un voleur si nous ne le rapportons pas.

 

Même si on peut parfois avoir de sérieuses raisons d'en douter, notre cerveau humain est aussi câblé de telle sorte que l'on soit prédisposé à agir avec éthique et morale.

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